Marilyne Sallaz

Mon aventure dans le soin de la personne a commencé il y a 19 ans. J'ai tout d'abord travaillé en tant qu'animatrice sociale pour des associations d'éducation populaire.

L'une d'entre elles a été fondatrice dans mon parcours professionnel. Nous recevions des enfants en difficultés, porteurs de troubles psychiques, comportementales et/ou sociales.

Mon travail consistait à leur offrir un cadre de vie clair et contenant afin qu'ils retrouvent des "repères" adaptés à leurs besoins.

Nous cherchions à recréer avec eux des relations dites "normales" en mobilisant leurs ressources, leur créativité et en les aidant à exprimer davantage leurs émotions par les mots, et non plus par des actes violents.

Ce fut le début de ma passion pour le soin et la recherche de compréhension des besoins fondamentaux dans le développement de l'enfant.

En 2006, mon envie d'allier le soin des enfants et ma passion pour la Nature m'a poussée à entreprendre une formation d'Animatrice Nature et Environnement. J'ai compris rapidement que la conjoncture sociale et économique n'était pas favorable à mon projet. J'ai alors décidé de me former en parallèle au métier de "Jardinier-paysagiste", une autre façon de répondre à mon désir d'être en lien avec la Nature.

Ce fût une expérience fondatrice dans mon développement. J'appris à développer un sens de l'observation plus technique et un important degré d'autonomie et de création dans ma vie professionnelle, comme personnelle. 

Durant cette période, j'ai participé régulièrement à des stages d'initiation à l'Approche Centrée sur la Personne. 

C'est suite à cela, en 2011, que j'ai choisi de m'inscrire à la formation de psychothérapeute dans L'Approche Centrée sur la Personne (ACP) selon Rogers, auprès du centre de formation ACP-integrative à Toulouse, dirigés par Sébastien Daix, sociologue et Valérie Trémouille-Daix, psychologue clinicienne.

 

Je retrouvais dans leur centre et dans leur façon d'incarner cette approche, des valeurs semblables à celles que j'avais connues auparavant dans mon travail d'animatrice : la bienveillance, la confiance en la personne, la considération de chacun, ainsi que la liberté d'expérimenter et d'apprendre sans jugement (dans la limite du respect des autres bien sûr!).

Forts de leurs expériences de prise en charge de victimes de la catastrophe AZF, j'ai bénéficié également d'une formation sur le débriefing post traumatique, ainsi que l'accompagnement de chocs antérieurs. Cette dernière a été fondatrice dans ma pratique. Elle m'a permis de mieux comprendre  cet événement si particulier qui vient s'immiscer violemment dans la vie d'une personne, et qui bien souvent laisse une marque dans son existence et son quotidien.

Mon expérience pratique, quant à elle, a été encadrée par Elyane Lagnaux, psychothérapeute à Annemasse. Elle m'a formée à la psychothérapie par le jeu pour les enfants.

J'ai co-facilité, à ses côtés, des ateliers d'expression pour les enfants et les adolescents de 2011 et 2016. 

Sa qualité d'écoute, son sens de la rigueur et sa justesse dans sa présence thérapeutique ont contribué en grande partie au développement de mon propre cadre de travail.

Aujourd'hui, c'est elle qui supervise ma pratique professionnelle.

En 2015, après plus de 750 heures de formation, j'ai été certifiée Psychopraticienne agrée par le Psy'g, dans l'Approche Centrée sur la personne, à la suite de mon mémoire qui s'intitule " Comment la relation peut-elle favoriser le processus de croissance de la Personne?"

En 2018, je me suis formée à "L'évaluation par le jeu libre et les relations avec les productions projectives courantes" selon Michel Bossé. J'ai appris à utiliser de nouveaux outils de compréhension et d'expression pour les enfants.

Actuellement, je me forme à la psychologie clinique auprès de l'Université Lyon 2 afin d'enrichir ma pratique, et de m'inscrire dans une démarche de formation professionnelle continue.

Définition selon le PSY'G -Groupement Syndical des praticiens de la Psychologie - Psychothérapie - Psychanalyse en exercice libéral

Qu'est-ce qu'un psychopraticien ?

 

Le psychopraticien met en œuvre une ou plusieurs techniques psychothérapiques, psychanalytiques ou psychocorporelles permettant à la personne :

 

  •  de mieux utiliser ses possibilités émotionnelles, créatrices, relationnelles, intellectuelles, sensorielles et psychocorporelles afin de les intégrer à une existence plus harmonieuse et satisfaisante,

  • de comprendre, d’alléger ou d’éliminer sa souffrance et son mal à être, qu’ils soient vécus sur les plans psychique ou somatique, qu'ils se manifestent de façon diffuse ou sous forme de symptômes localisés, psychiques, comportementaux ou psychosomatiques,

  • d'explorer son être afin de lui permettre de réorganiser de manière durable la structure de sa personnalité.

 

La formation initiale du psychopraticien

Les formations aux techniques utilisées s’effectuent au sein d’écoles privées et de centres de formation permanente des universités.


La profession de psychopraticien n’est pas réglementée par l’Etat, cependant des associations syndicales et fédératives professionnelles assurent une autorégulation de la profession de psychopraticien en décernant des agréments selon cinq critères :

 

  • un travail psychothérapique ou psychanalytique personnel,

  • un haut niveau de formation en psychopathologie clinique,

  • un haut niveau de formation dans une ou plusieurs orientations psychothérapiques,

  • un suivi en supervision,

  • le respect d’un code de déontologie.

 

Les devoirs du psychopraticien

 Le psychopraticien exerce dans le respect de sa déontologie professionnelle, c’est-à-dire :

  • respect des droits de la personne,

  • secret professionnel,

  • responsabilité, 

  • indépendance idéologique, morale et technique,

  • libre choix du client (et réciproquement),

  • libre choix des méthodes, des pratiques et du lieu d’exercice,

  • compétence,

  • formation continue.